jeudi 22 mai 2014

Des Brésiliens en colère


La coupe du monde de football qui doit débuter dans moins d'un mois, préfiguration des Jeux Olympiques de 2016 pourrait s'avérer difficilement gérable pour les autorités du pays. Pourtant les manifestions populaires lors de la Coupe des Confédérations en 2013 avaient sonné comme un avertissement pour les responsables politiques brésiliens. Au contraire, rien n'a été fait pour une meilleure justice sociale. La répercussion sur le coût de la vie de l'homme de la rue par le renchérissement des transports et du logement a déplacé des pans entiers de la population dans les villes devant accueillir les rencontres de football.
Les prix de revient astronomiques des équipements sportifs, comparés aux maigres revenus du peuple ont déclenché la révolte de la rue. A ce titre la peinture murale de Paulo Ito, artiste de rue, qui montre le seul ballon comme repas d'un enfant, illustre parfaitement le sentiment de "colère sociale" qui s'est installé au Brésil.

peinture murale de Paulo Ito

 N'en déplaise à Monsieur Platini, les images des citoyens brésiliens en colère font le tour du monde et jettent encore un peu plus de discrédit sur un sport déjà largement critiqué pour ses débordements en tous genres. Souhaitons que les autorités du pays ne répriment pas ces manifestations avec violence. Déjà que ce sport devenu spectacle business n'a plus grand chose de palpitant, si on y ajoute la violence militaire et les arrestations arbitraires, le voir devenir champ de bataille fera sans doute vomir les supporters brésiliens dans leurs assiettes vides.
Si les dirigeants du Brésil avaient imaginé que le bon peuple leur serait reconnaissant de leur offrir les facéties des champions du ballon rond, ils ont pu constater qu'ils avaient fait fausse route et qu'il faudrait composer avec des contestataires peu enclins à applaudir à deux mains.

Il est bien évident que cette coupe du monde n'est qu'un prétexte et que le mal est beaucoup plus profond dans le pays, et l'organisation des Jeux Olympiques en 2016 risque bien de voir resurgir les mêmes manifestations.

Dd

mardi 20 mai 2014

Petite escapade dans la région de Grenade


Profitant des belles journées de ce printemps andalou, nous voilà en visite à Grenade pour tenter de percer un peu les mystères de cette ancienne cité mauresque aujourd'hui peuplée de 250 000 habitants.

Le coeur de la ville est très accueillant, toujours vivant et animé, jamais inquiétant pour le touriste. Grenade ville étudiante, jeune et vivante, je la qualifierais de convenable pour l'entretien général des rues et des bâtiments. Ville très vallonnée, son joyau l'Alhambra, se situe sur une des hauteurs. En partant de la magnifique Cathédrale, on passe par la Plaza Isabel la Catolica, pour remonter en flânant vers le quartier d' Albaicin. On longe le Rio Darro, on s'enfonce dans le dédale des ruelles et des escaliers du quartier pour finir au Mirador de San Nicolas. On trouve là un magnifique panorama sur la ville et une vue superbe sur l'Alhambra, joyau de la ville, perché sur la colline en face, avec la Sierra Nevada enneigée en arrière-plan. Spectacle assuré ! Au détour d'une ruelle du plus ancien quartier de Grenade, derrière les murs blancs, on peut voir quelques magnifiques patios enrichis des odeurs du jasmin.
On se dirige ensuite vers l'Alhambra en traversant le pont de pierre qui enjambe le rio, on attaque la montée ombragée jusqu'au Generalife, l'ancienne résidence d'été des sultans. On déambule à travers les somptueux jardins d'eaux et de fleurs en respirant les odeurs envoûtantes des magnifiques parterres de roses.
Avant de s'émerveiller des cours et des palais construits et aménagés par les arabes, il faut s'arrêter au Palais de Charles Quint dont la construction remonte au 16éme siècle. Le bâtiment extérieur est un carré de 63 mètres de côté, l'intérieur est un patio circulaire à 2 étages.
Il est important de réserver son billet à l'avance pour la visite de l'Alhambra, tant l'attente aux guichets peut s'avérer longue et pénible. Concernant l'Alhambra, attention les tickets sont valables pour une heure de visite bien précise, ceci afin de limiter le flux de personnes pénétrant simultanément dans l'enceinte monumentale.
Nous voilà à l'intérieur de cette oeuvre colossale.
La Alcazaba : c'est la citadelle originale, véritable château fort, la plus haute tour offre un regard circulaire sur toute la plaine de Grenade. L'intérieur laisse voir l'organisation de ce que pouvait être la médina de l'époque.
Les Palais Nasrides : succession de salles reliées entre elles par des sortes de vestibules.
On passe par La Cour des Lions cour rectangulaire de 35 m de longueur et 20 m de largeur, entourée d'arcades richement décorées et abritant une cour couverte. Le centre de la cour nous montre La Fontaine aux Lions, alimentée en eau par des canaux, son bassin est supporté par douze lions le tout en marbre blanc. Cette fontaine est un des exemples les plus significatif de la sculpture musulmane.
On atteint ensuite La Cour des Myrtes, un des joyaux de l'Alhambra situé au pied de La Tour de Comares et du Salon des Ambassadeurs.
Les Jardins du Partal : avec La Tour des Dames, monument le plus remarquable des Jardins qui se reflète dans les eaux du bassin qui l'entoure. On termine notre visite par les jardins en escaliers, on peut se reposer à l'ombre et tonnelles et admirer la vue sur le quartier de l'Albaicin.




Patio du Palais de Charles Quint


Jardin du Generalife




La Alcazaba avec à droite le Palais de Charles Quint












Palais Nasride


La cour des lions







































L'Alhambra vu du Mirador de San NIcolas

Salobreña
On a décidé de consacrer une journée à Salobreña pour le farniente et la visite de la petite cité balnéaire distante de 70 km de Grenade.
Soleil, mer et baignade. Si le sable grossier a l'avantage de ne pas s'envoler au moindre coup de vent, il a l'inconvénient de brûler cruellement la plante des pieds si l'on n'y prend pas garde. La ville, toute blanche, a la particularité d'être construite sur une petite colline, elle est surmontée d'un château fortifié.







Le télécabine de Pradonallo 
Le lendemain direction la montagne enneigée qui nous montre ses sommets blancs depuis Grenade. La station de ski de Sierra Nevada est située à 32 km de Grenade. En ce début du mois de mai, nombre de pistes permettent encore un ski de plaisir malgré la température ambiante en milieu de journée. Pradonallo le village de base de la station est situé à 2100 m d'altitude, petite balade avec le télécabine jusqu'à Borreguiles à 2635 m d'altitude. Les téléskis peuvent remonter les skieurs jusqu'à une altitude de 3300 m. Le sommet de la Sierra Nevada est le
Mulhacén 3481 m.






Guadix les maisons troglodytes
Une journée consacrée à Guadix située à 60 km de Grenade. Magnifique cathédrale de style baroque, malheureusement fermée, le plaisir de déambuler dans les rues de ce gros bourg atténue un peu l'impossibilité de pénétrer dans la cathédrale. Direction le sud de la ville pour visiter le quartier troglodytique (Las Cuevas), la moitié de la population de Guadix vit sous terre, on y compterait 4000 grottes creusées à même l'argile. La température intérieure reste constante autour de 20° durant toute l'année. Si en apparence on pourrait croire à des trous exigus, l'intérieur dévoile des successions de pièces vastes et agréablement agencées.




Les villages blancs

Une autre journée nous projette vers les villages blancs des Alpujarras, dans la région située au sud de la Sierra Nevada. La particularité de ces villages faits de maisons blanchies à la chaux est leur couverture de toits plats identiques à l'architecture des villages de montagne de l'Atlas d'Afrique du Nord. Ces petites maisons imbriquées les unes dans les autres, accrochées à la pente, laissant passer quelques ruelles étroites, sinueuses et pavées en font des endroits fascinants. Au premier village de Pampaneira, très commerçant et touristique, nous stationnons la voiture pour nous enfoncer dans les passages étroits entre commerces et habitations. La montée vers le village de Bubion se fait par un sentier escarpé, entre oliviers et amandiers avec une vue toujours magnifique sur la vallée et la neige au dessus de nous. La récompense d'une pause boisson tapas au seul bar du village. La proximité de la neige permet à la région une richesse naturelle en eau, les villages fabriquent leur électricité grâce à cette manne.

Notre dernière promenade journalière en Andalousie nous fera divaguer sans but précis à travers la ville de Grenade avant notre retour pour la France.

Dd

dimanche 11 mai 2014

Cher mille feuilles...


Nous devons trouver cinquante milliards d'euros pour compenser les gabegies de nos représentants. Pour ce faire le secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, André Vallini, préconise de puiser dans la manne que pourrait apporter la réforme des départements et des régions. On peut le faire pour un montant de vingt-cinq milliards d'euros, pense t-il !
Mais c'est sans compter sur le pouvoir de nuisance de certains élus. Comment imaginer qu'une réforme qui s'accompagnerait d'une réduction drastique du nombre de fonctionnaires territoriaux puisse émerger dans nos régions, alors qu'on a vu se multiplier les embauches clientélistes en même temps que les centres de décisions. En effet, nos princes régionaux, gouverneurs omnipotents veulent voir se réaliser leurs rêves de grandeurs. Alors que le regroupement de communes serait censé supprimer les doublons en matière d'infrastructures, on constate souvent qu'il n'en est rien, concurrence oblige. Untel veut son gymnase, l'autre sa piscine, un autre sa médiathèque et le dernier veut cumuler les trois au prétexte qu'il est le plus ventru.
Futur Musée de la Romanité à Nîmes

Un exemple de concurrence inter régionale.
Dans ma région, le Languedoc, ce "Musée de la Romanité" porté par le sénateur et maire de Nîmes, Jean Paul Founier. Un tel projet de 60 millions d'euros pourrait, pour le moins, faire l'objet d'une consultation des con-tribuables de l'agglomération nîmoise car, qui sait quel sera l'impact sur la fiscalité locale déjà une des plus élevée de France. Sachant que la ville d'Arles, située à moins de 50 kilomètres, est déjà dotée d'un musée antique et que Narbonne à 150 kilomètres va voir la naissance d'un Musée régional de la Romanité en 2016, ce dernier porté à 100% par le conseil régional du président Christian Bourquin. Voilà un bel exemple d'économie, calculée par notre secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, qui ne sera jamais réalité.
Qui est donc décisionnaire, l'état, la région, le département, l'agglomération, la commune ? Ou si vous préférez, le roi, le duc, le comte, le vicomte, le baron ?
Alors que la seule décision devrait appartenir aux administrés, on leur a supprimé le pouvoir de choisir en élisant des représentants irresponsables.

En regardant cette image du futur Musée de la Romanité de l'architecte Elisabeth de Portzamparc j'y vois l'illustration du cher, très cher mille feuilles administratif français.

Dd

dimanche 27 avril 2014

"Le liseur du 6 h 27"


Faire l'éloge ou la critique d'une oeuvre littéraire se révèle être un exercice bien difficile pour un non-initié.

J'ai eu la chance (le cul bordé de nouilles m'a dit ma fille) de lire le premier roman contemporain d'un auteur, que dis-je, un écrivain !

Roman : Le liseur du 6 h 27
Auteur : Jean Paul Didierlaurent
Editeur : Au Diable Vauvert
192 pages
Prix : 17 €
Sortie en librairie le 13 Mai 2014

Résumé :
Guylain Vignolles travaille dans une usine de retraitement du papier entre un chef acariâtre et un collègue envieux. Tous les matins de la semaine en se rendant à son travail, dans le RER de 6 h 27 il lit à haute voix quelques feuillets volés au pilon de la machine. Un jour, il trouve une clé USB remplie des textes de la vie intime d'une jeune inconnue.......

J'ai d'abord posé les yeux sur ce roman sans une vraie conviction. Mais l'histoire racontée avec talent, avec humour m'a entraîné plus loin, page après page j'ai voulu en savoir davantage sur cette jeune fille affublée d'un métier aussi déroutant que le nom du héros principal du roman.
Si le cheminement est parfois déroutant, l'imagination de l'auteur sait nous amener la où il le désire, y compris dans les toilettes publiques pour y découvrir quelques trésors insoupconnés. C'est un peu un monde merveilleux que j'ai dévoré en quelques heures, da la gourmandise sans doute.
Je devais partir en voyage demain et j'avais prévu la lecture du livre durant le trajet. Et voilà ma "gourmandise" va me priver d'une agréable détente, il faut que je trouve autre chose !

Vous l'avez compris, j'ai aimé ce livre et je le recommande sans restriction aucune.
Bravo et merci à l'auteur pour ce bon moment. On attend d'autres oeuvres avec impatience.

Quelques mots sur l'auteur, Jean Paul Didierlaurent habite à La Bresse dans les Vosges.
Comme auteur de Nouvelles il a été souvent primé, il obtient 2 fois le prix Heminway, avec "Brumes" en 2010, il récidive en 2012 avec "Mosquito".
Retenez bien son nom, il devrait s'affirmer dans les années à venir comme un véritable écrivain.

Dd

lundi 14 avril 2014

Une vie en tranches

Le destin est-il aveugle ou seulement inconscient ?



« Sois sage ô ma Douleur et tiens toi plus tranquille » disait le poète.

A chaque pointe de la lame qui pénètre et me tord les boyaux, qui maltraite mes os, je me récite ce vers de Baudelaire. Il m'ouvre un sourire radieux, du moins je le pense, mais ce n'est peut-être qu'une vilaine grimace.
Ce beau matin froid de fin d'automne me laisse un petit répit qui, chaque fois, me replonge dans une période sombre de ma vie passée. Je lutte, je veux stopper ces images qui défilent, tantôt en accéléré, tantôt au ralenti. Mais rien n'y fait, je suis sous l'emprise, comme droguée par ces films qui envahissent mon subconscient, qui torturent ma vie. Suis-je masochiste Docteur ?

Le lendemain gris et pluvieux me sert un scénario moins violent. Dans mon délire, je revois mon enfance heureuse, du moins je le crois et ce malgré la chétivité qui accompagna cette période si importante de ma vie. Dans une famille respectueuse des préceptes sociaux et religieux, j'ai appris et même parfois retenu, quelques fois difficilement et tardivement, les vraies valeurs d'honnêteté et de confiance. C'est cette tranche de ma vie qui a forgé ce que je suis aujourd'hui, enfin je crois !

Mon cerveau saute rapidement à l'adolescence, là où le souvenir se fait plus net, plus précis. Fragile et contestataire, en désaccord avec l'autorité parentale, c'est ainsi que je vois le raccourci de cette seconde phase de ma vie. La période des plus gros doutes et des plus grandes erreurs et des plus belles joies.

« Tu réclamais le Soir, il descend, le voici »

Encore une journée de douleur, demain sera peut-être meilleur, ce passage m'arrache une cruelle et pitoyable grimace. Oui pour moi ! Le soir est angoisse, la nuit fait peur, elle va sans doute être longue, très longue. Pourvu que je dorme un peu et paisiblement ! La prière qui me monte aux lèvres va m'aider, j'en suis sûre ! Je force ma concentration sur celui qui accompagne ma vie aujourd'hui : mon amour aide moi à chasser toutes ces mauvaises pensées !
Après quelques tranquillisants, le rêve remplace la conscience. Dans une sorte de flottement, me voilà de retour à l'aube de mon premier mariage.
Pourquoi les souvenirs douloureux écrasent toujours et encore ceux qu'on voudrait meilleurs ?
Un étrange mélange de bonheur avec la naissance de ma fille, et une grosse douleur avec l'évolution et les dérapages de celle-ci, puis la dégradation de nos rapports. Puisse qu'elle ouvre les yeux et qu'elle fasse enfin sa contrition ! Serait-ce trop demander ?
Je revois le triste mari jaloux et violent, le père absent et sans envergure, sans courage et sans conscience, personnage transparent et un brin malsain, mais librement choisi par moi contre les avis de mon entourage. Fallait il que ma cervelle soit à ce point embrumée et mes yeux aveuglés ? Lente descente aux enfers tout au long de cette trop longue aventure. J'ai longuement payé, mais j'assume !

Me voilà éveillée et transpirante, le poignard est là, toujours enfoncé dans mes chairs. Je sonne, l'infirmière est déjà à l'écoute, me tenant la main, épongeant mon front en parlant doucement. La poudre qu'elle verse dans l'eau va apaiser ma peur et ma douleur jusqu'au matin. Je repense à ces quelques vers d'Anna de Noailles :

Douleur je vous déteste ! Ah ! que je vous déteste !
Souffrance, je vous hais, je vous crains, j'ai l'horreur
De votre guet sournois, de ce frisson qui reste
Derrière vous, dans la chair, dans le coeur...

La somnolence vaporeuse qui suit me ramène à mes pensées, à ma vie passée. Je me sens calme et détendue. Mon deuxième mariage fut une longue période faste et heureuse. La naissance d'un fils tant désiré nous a comblé au delà de nos espérances. Je revois avec précision tous ces bons moments et je m'endors paisiblement. Telle une guirlande au sapin, la lumière qui palpite et clignote anime les pensées dans mon sommeil. Je suis bien, très bien !

Un flash, une douleur violente, insupportable me redresse brusquement, le mal est là il est revenu, le sournois !
Avec lui, m'explose en plein visage ce jour fatal, ce maudit avion qui nous enlève notre enfant et son amie. Le cœur qu'on nous arrache, la douleur, la vraie, plus terrible que celle qui me ronge aujourd'hui. Celle qui va emporter mon mari, comment survivre, jour après jour se battre, descendre au fond du gouffre, se relever et retomber encore. La noirceur la plus totale, celle qui tente de vous lobotomiser, celle qui m'accompagne et me détruit encore ce matin.

Pourtant, j'avais réussi ce que je pensais impossible, ne pas m'apitoyer sur mes malheurs. Cet acharnement du destin à tenter de me détruire m'a sans doute orienté vers l'église, vers les autres et leurs problèmes, leurs difficultés. Tendre la main vers le malheureux ou le malade, l'empathie m'a servi de béquille. J'y ai rencontré celui qui partage mes jours et mon bonheur. Avec nos différences et nos analogies on fait ce petit bout de chemin côte à côte, sans ombres et sans divergences entre nous.
Et voilà ce cancer qui s'est réveillé pour m'enlever à ces ultimes joies que la vie pouvait m'offrir.

Je souhaiterais revoir ceux qui comptent pour moi, ma famille et mes amis. Certains me manquent, j'ai le sentiment qu'ils m'oublient, mais ils ont sans doute de bonnes raisons. Peut-être leur reste-t'il quelques griefs, je n'ai pas toujours été attentive à leurs difficultés et c'est leur façon de me l'annoncer. Je voudrais pouvoir dire que je m'en moque, mais ce serait mensonge et le moment n'est pas approprié à la rancoeur.
Je dois sourire et accepter, même si j'ai peur, même si la vie n'a plus envie de moi. Oh ! Mon amour amène moi cette armure qui me protégera, mets ma main dans la tienne et advienne que pourra...

Vous aviez dit rémission ! Docteur, donnez moi encore un peu de cette légèreté qui me fait tant défaut en ce moment. Ne plus souffrir et profiter du temps qui reste et qui me glisse entre les doigts.

Une nouvelle journée plus clémente s'annonce, je lève cette carcasse trop maigre pour l'amener vers la fenêtre. A travers les carreaux, quelques flocons précoces m'annoncent qu'il doit faire froid, très froid.
Dans le parc, près de l'étang, les arbres se couvrent doucement de blanc. Le silence m'apaise et me réconforte. Si mon corps accepte de nouveau la nourriture et que je me rétablisse, alors je serai de retour à la maison pour Noël. De nouveau, on pourra faire des prévisions, échafauder des plans et même se faire un petit voyage. Je vais de ce pas appeler mon amour pour lui annoncer la nouvelle.

Bientôt quinze jours que je dépéris dans cette chambre blanche, personne ne m'informe sur mon état !
Que vais-je devenir ? Quelle issue ? Dois-je me battre ou abandonner ? Je suis si lasse !

Un mois et puis un autre long mois et me voilà plus malingre et plus faible encore. La vie me quitte, elle s'en va, je tends la main, j'essaie de retenir cette chose qui s'éloigne, c'est fluide, c'est visqueux, insaisissable. J'ai peur ? Mais non, l'appel d'un monde inconnu, je me sens comme un oiseau, on a ouvert la cage, je m'envole !

J'avais tant regardé les étoiles, scruté la vie et les humains autour de moi que mes yeux se sont mis à pleurer. C'est ainsi que je meurs car je ne veux plus vivre. Je voyage déjà mais je suis là, je vous observe, je vois vos mesquineries, je les trouve si futiles qu'il me semble sourire. Au moins je n'ai plus aucune rancoeur, tout est pardonné, oublié, me voilà toute entière tournée vers "autre chose".
J'aurais voulu dire encore, raconter ou écrire, pourquoi je pars et j'abandonne ce monde que j'ai traversé, que j'ai aimé et que j'ai haï. Une autre vie m'attend, elle est là, je la sens déjà, elle me touche, j'ai même pas peur ! Je lui souris, elle me sourit, je le sais, on va bien s'entendre. C'est par une belle journée de printemps que je vais toucher les étoiles avec d'autres êtres chers qui m'attendent, je me dépêche, je veux les voir, je veux rire, je veux pleurer. Je vais savoir ! Enfin savoir !

Dd




lundi 24 mars 2014

Les responsables sont les abstentionnistes


Mon coup de gueule va vers ces personnages menteurs qui vous disent la main sur le coeur que les responsables de la montée de ce qu'ils nomment l'extrême droite, est due aux non-votants. Pourtant, n'importe quel esprit un peu cartésien peut affirmer, sans risque de se tromper, que les seuls électeurs qu'on sait qu'ils n'ont pas cautionné le vote extrémiste sont bien les abstentionnistes. Cette propagande accusatrice reprise régulièrement par les politiques frustrés de leurs résultats médiocres, épaulés par des journalistes abrutis et repris en choeur par ceux qui vont déposer leur bulletin dans l'urne, est l'exemple type de la manipulation pour et par le pouvoir. J'ai aussi très souvent lu cette affirmation sur Agoravox, aussi bien à l'intérieur de certains articles que dans les commentaires y attachés.
Cette manoeuvre d'intoxication s'appelle de la désinformation additionnée d'une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle. Mais quoi d'étonnant ? Le but d'un parti politique d'aujourd'hui consiste à tenter de conquérir le pouvoir afin de l'exercer. On parle ici de pouvoir, pas de gestion ni de programme. Tout est bon pour parvenir à cette domination.

Si on analyse quelques résultats du premier tour on peut facilement démontrer la supercherie.
Prenons pour premier exemple la ville d'Hénin-Beaumont où Steeve Briois a fait un score de 50,25%, on constate ici que la participation de 64,59% a été légèrement supérieure à la moyenne nationale, il faudrait être un fieffé menteur pour assurer que ce sont les abstentionnistes qui ont élus le représentant du FN.
Restons dans la même région pour le deuxième exemple, Martine Aubry à Lille fait un score de 34,8% avec une participation désastreuse de 47,44%, encore la faute aux non-votants.
Descendons dans le sud, à Saint Gilles dans le Gard, l'avocat Gilbert Collard a obtenu 42,57% avec un taux de participation de 71,66%, sans doute grâce aux abstentionnistes.
A Béziers, Robert Menard obtient 44,88% avec un taux de participation légèrement supérieur à la moyenne nationale, soit 63,56%.
La moyenne nationale de participation se situerait aux alentours 61,3%. Et qu'on ne nous raconte pas, comme tentent de le faire croire certains, que les votes blancs ou nuls jouent un rôle dans ces résultats, dans tous les cas cités ci-avant, ils étaient d'un pourcentage d'environ 2,5%.

Je sais moi aussi manipuler les chiffres façon statisticien, et je peux dire que, sans les abstentionnistes, Gilbert Collard et Robert Menard auraient été élus au premier tour avec respectivement 54.63% et 63,79%. Chacun peut faire le calcul au prorata des voix laissées disponibles par les non-votants. Trop facile....

Personnellement, je ne suis pas un fana du FN, mais lorsque j'entendais Malek Boutih déclarer dans l'émission Mots Croisés qu'il(s) n'accepterait(aient) pas le résultat du vote en cas de victoire de Marine Le Pen. "Si vous gagnez, on ne vous laissera pas faire" c'est la déclaration de Malek Boutih. Seriez-vous facho-démocrate Monsieur le député ? Pour qui parlez-vous et à qui voulez-vous déclarer la guerre ?

Malgré que ce ne soit qu'une élection municipale, la tendance très nette de ce vote du 23 Mars 2014 c'est qu'une énorme majorité ne veut plus de François Hollande et de son gouvernement. C'est bien un vote contre la politique du gouvernement et ce sont particulièrement les électeurs socialistes qui ont sanctionné une équipe incapable d'une orientation claire et novatrice.

Ne soyons pas dupes, rien ne va changer, les mêmes hommes, les mêmes promesses pour les mêmes résultats.

Dd

mercredi 19 mars 2014

Ma sorcière mal aimée

Elle m'a fauché mon balai préféré


La tête prise entre les deux mâchoires d'un étau, la vis qui continue encore et encore à tourner, la mécanique de l'ensemble qui fait des "couic" couic" à chacun des demi-tours de manivelle. Cruelle torture !
Maintenant, je suis bien éveillé et je sais mieux le "pourquoi j'ai si mal au crâne ?"
Ce balai, cette sorcière ! Oui je la vois, c'est bien elle qui chevauche l'instrument fait de bois et de paille. Elle me nargue en ricanant d'une voix si aiguë, que je porte mes mains à mes oreilles pour étouffer la vibration sonore douloureusement stridente qui tente de pénétrer mes tympans.
Mais que fait cette créature, elle était si réelle dans mon rêve, que je me surprends à la chercher du regard. Ou se cache t-elle donc ? Elle devrait être là, dans mon espace visuel ! Pourquoi je ne la vois pas ? Pourtant j'en suis convaincu son faciès me rappelle quelqu'un, mais qui !
La réflexion devient supplice pour mon cerveau. Très lentement, je dissocie mes mains de ma tête afin de les utiliser pour m'aider à m'extirper du lit en douceur.
M.... la journée commence mal !

En avalant mon petit-déjeuner je revois ce balai. Il a une histoire, je me suis donné beaucoup de mal pour un outil si rustique et tout à fait banal. C'est un balai voyageur. Afin d'entretenir le sol de mon garage et de ma terrasse, il a parcouru 8000 kilomètres, passager clandestin dans ma valise. J'ai dû le raccourcir pour lui permettre le voyage sans encombres. C'est pourquoi, il est équipé d'une attelle amovible lui permettant de retrouver sa taille originale.
Aurait-il pris un goût irraisonné pour les voyages aériens pour ainsi s'exhiber, comme une monture volante, entre les cuisses de cette vilaine créature. Celle-ci m'a nargué toute la nuit. Je me souviens de ses cris, sortes de frénésies verbales incompréhensibles, salmigondis de paroles aériennes.
Je me traîne lamentablement toute la sainte journée de fin de semaine. Vers 20 heures, j'allume ma télé et mon regard tombe, ébahi, sur ma sorcière mal aimée. Elle est là ! C'était donc elle mon cauchemar ! Enfin je peux la nommer !
Christiane Taubira vocifère derrière un micro en brandissant des feuilles de papier afin, me semble t-il, de ventiler son auditoire. Je m'approche de l'écran, je me penche, aucune trace de mon balai. Je m'assieds pesamment sur mon canapé dans l'espoir, peut-être, d'assister à une transformation suivie d'un envol au dessus d'un troupeau de moutons, pour finir en s'échappant par la fenêtre béante. Mais rien de tout çà !
Si les rictus et les gesticulations sont bien ceux et celles de mon cauchemar, par contre les paroles sont cette fois parfaitement audibles.
Elle explique avec talent qu'elle n'a aucune idée d'où peuvent provenir les écoutes téléphoniques d'un certain Nicolas dont je n'ai pu ouïr le nom. Elle a l'air sincère, je suis persuadé qu'elle ne le connaît même pas ce fameux Nicolas. J'attends encore, elle va bien finir par évoquer mon balai, voire s'en saisir et nous faire une envolée dont elle a le secret.

Si lui venait l'idée lumineuse de retourner vers son île, alors dans ce cas et dans ce cas seulement, je lui fais volontiers cadeau de mon balai, malgré la valeur sentimentale de l'outil qui m'a déjà rendu bien des services sans jamais rechigner à la tâche.
Alors je regretterai l'ustensile, pas la cavalière.

Dd

jeudi 13 mars 2014

Obligation de travaux de rénovation énergétique


Si on a pas de pétrole, certains ont des idées.

La dernière émane de notre ministre(sse) du logement, celle-ci veut que les propriétaires isolent et isolent encore quitte à leur forcer la main. Cécile Duflot a perdu patience, elle veut donc contraindre ces propriétaires irresponsables a isoler leurs logements. Un peu de brutalité dans cette France mollasse ne peut pas nuire, et puis c'est pour leur bien et un meilleur confort. Que diable !

Des récalcitrants !!! Pourquoi y aurait-il des récalcitrants ? Puisque les banques prêteront l'argent à des taux, heu ! encore jamais vus. Puisque vous allez faire des économies de chauffage, que vous allez diviser vos notes de gaz, d'électricité, de fioul par un quotient de euh ! que Dieu seul connait.
Attention tout de même, l'hiver 2013/2014 aura été un hiver très doux, si, malgré une bonne isolation l'hiver suivant était très, très froid, le quotient pourrait devenir un quotient multiplicateur. Horreur et calamité !
Et ce ne sera pas Cécile qui viendra vous aider à payer l'addition. Et si en prime vous habitez Paris, pas question de brûler votre stock de bois dans l'antique cheminée pour alléger votre douloureuse facture de chauffage. Ah ! Vous ne saviez pas mais c'est interdit.

Il y aura toujours une différence énergétique entre un bien immobilier situé dans une zone géographique exposée au nord, sans apport de soleil et voué aux courants d'air froid et le même bien exposé plein sud, sans ombres néfastes et disposant de tous les avantages d'un ensoleillement maximum.


Il serait plus évident et moins onéreux d'entreprendre des travaux liés à l'amélioration énergétique des logements lors de leur construction, lors de la vente ou de l'achat d'un bien immobilier en différenciant sa valeur proportionnellement à la qualité de l'isolation.
Il est bien évident que lors d'un nécessaire changement de chaudière par exemple, le propriétaire doit et va s'ingénier à opter pour un matériel moins énergivore. Lors d'un ravalement de façade, il sera logiquement intéressant financièrement de pratiquer une isolation extérieure appropriée.
Malgré la belle aubaine apparente pour certains corps de métiers, cette contrainte pourrait freiner l'investissement immobilier mais sans comparaison avec une loi restrictive non viable pour les particuliers.

N'en déplaise à Madame Duflot, l'avenir d'une saine rénovation énergétique ne passe pas par la contrainte mais plutôt par une véritable incitation bien visible et sans pénalités.

Dd

mardi 4 mars 2014

Il n'y a pas de gens intelligents


Ma mémoire semble se rire de mes souvenirs effacés. Pas complètement disparus, les souvenirs, mais sans doute enfouis trop profonds au milieu d'un fouillis de lectures hétéroclites, d'idées fumeuses et d'anecdotes inutiles. Rien de rangé dans la masse de mon cerveau. On y trouve au hasard, une multitude de post-it, la plupart illisibles, des myriades de notes jetées là et à demi effacées, et quand même quelques indispensables axiomes culturels bien ancrés, comme gravés dans une matière indestructible. En cherchant bien, j'y retrouve avec joie les bases d'une langue écrite sans génie mais correctement, les calculs nécessaires à la vie courante, la position géographique de nombre de pays ainsi que le mode de vie de leurs habitants, quelques repères temporels de l'évolution humaine et de l'existence de mes ancêtres.
Pas de quoi pavoiser, il n'y a là rien d'original, c'est bien le cas de la moyenne des humains.
Image tirée du blog chantiers-philo

En écrivant ces quelques lignes, j'espérais recouvrer le nom de l'écrivain qui a dit à peu près ceci, je cite de mémoire : "que les gens cultivés n'ont pu hériter que de parents cultivés". Si la culture est un héritage, à quoi sert-il d'apprendre ? Je pense qu'il y a maldonne dans cette manière de l'interpréter.
Que l'intelligence soit un don, un sort auquel on ne peut échapper, tout comme la bêtise d'ailleurs çà me semble incontestable.
Par contre, la culture c'est ce que vous engrangez au cours de votre vie, vous démarrez à zéro, l'environnement, le degré d'intelligence et la soif d'apprendre font le reste. Ceci dit, la culture n'est rien sans une certaine intelligence, c'est elle qui donne un sens aux connaissances accumulées.
Un de mes vieux cousins, très cultivé et très intelligent, qui fut conseiller du Mikado, nous disait toujours :"il n'y a pas de gens intelligents, seuls certains sont un peu moins bêtes". Personnellement je me préfère un peu plus bête que moins intelligent, je trouve la nuance assez sensible.
Selon les critères  de l'écrivain dont j'ai perdu le nom (mais que je sens au bout de mes lèvres, et çà m'énerve) mon vieux cousin n'aurait jamais dû hériter d'une telle culture, attendu qu'il est né dans une famille paysanne montagnarde n'ayant jamais eu aucun ascendant de génie.

On confond donc facilement culture et intelligence.
Imaginez que vous avez tout perdu, plus de mémoire, oublié les acquis, que vous reste t-il ? Votre intelligence... On peut en déduire qu'il n'y aurait pas de culture sans l'intelligence.

La culture telle que pensée par un cercle s'estimant supérieur consiste à briller en paroles et en connaissances souvent superficielles dans l'art, la philosophie, la littérature ou l'économie. Toutes connaissances que tout le monde peut acquérir, il s'agit seulement de bien trier et classer l'information dans un cerveau, fût-il bouché à l'émeri. Ce que, vous l'avez lu plus avant, mon cerveau ne sait pas faire. Mais je m'en moque, je ne fréquente pas cette caste.
Par contre, dans le domaine de la sieste, de la pêche, de la cueillette des champignons et de la reproduction des tortues terrestres, j'en connais un rayon. C'est pourquoi je m'entends socialement bien avec les gens ayant les mêmes centres d'intérêts que les miens. J'ai souvent rencontré et beaucoup appris de personnages qui, s'ils avaient peu de connaissances artistiques, savaient prédire la montée des eaux, savaient soigner un animal blessé, savaient construire une solide maison au bon emplacement et sans l'aide d'un expert.
Mais pas d'inquiétude, je déborde souvent de mon milieu social afin de pouvoir titiller la culture d'autres cercles. Mais trêve de cynisme, j'y trouve aussi mon compte et j'y découvre des personnages intéressants et très cultivés.


Je m'efforce seulement de dire qu'il n'y a pas la culture, mais des cultures, différentes, complémentaires et que toutes sont le résultat d'acquisitions.
On apprend quelques fois beaucoup plus en observant patiemment un animal qu'en parlant avec un humain.

Dd
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lundi 3 mars 2014

Fançois Hollande devrait-il être mis sous tutelle ?


Les conditions de mise sous tutelle doivent constater une altération des facultés de la personne, son évolution prévisible ainsi que les conséquences de cette altération.
Concernant François Hollande, est ce que ces conditions sont réunies ? Oui sans doute ! Si toutefois l'homme peut échapper à la mise sous tutelle, au moins sa politique devrait faire l'objet d'un contrôle total par un conseil populaire représentatif.
Le président semblait pourtant être un personnage visionnaire, avec un programme établi, qui disait publiquement les méthodes d'un redressement du pays. C'était un bon observateur et un analyste très avisé des conditions d'une politique efficace.
Or, on découvre un personnage attentiste, incapable de la bonne décision. Deux ans de pouvoir semblent l'avoir complètement paralysé, entraînant avec lui son entourage. Pour exemple : que penser du Ministre du travail qui déclare placidement "je souhaite qu'il y ait moins de chômeurs en 2014" Monsieur le ministre Sapin souhaite, on hallucine ! Merde !
S'il reste un peu d'énergie à notre président et à ses ministres elle est utilisée pour décider de l'entrée au Panthéon de quelques nouveaux occupants, pour s'occuper d'un aéroport improbable ou pour discréditer un député ancien membre de l'extrême droite.
Ce n'est pas l'invention d'un pacte de responsabilité utopique qui va réveiller notre président, on s'en doute.
Rien sur la baisse indispensable des dépenses publiques.
Rien sur la lourdeur des impôts grevant l'activité.
Qu'est devenu l'ennemi du candidat Hollande : la finance ?
Où sont les premiers prémices de redressement du pays ?
On a vu que le problème toujours plus crucial du chômage était pris à bras le corps par Michel Sapin.
Où est la ligne politique du gouvernement ? Le sait-il seulement ? Qui va prendre les décisions drastiques qui vont fatalement s'imposer ?

Décider de batifoler, de rêvasser, de faire des petits cadeaux aux copains, pourquoi pas ! Mais décider de prendre de vraies responsabilités ne semble même pas effleurer l'intelligence de nos élites.

Avant la possible mise sous tutelle de la France, il est vraiment indispensable de se bouger le cul.

Dd